dimanche 8 août 2010

Un jour ordinaire.(nouveau projet poupées)

Après avoir relu une bonne quinzaine de fois les quelques lignes qu'il venait d'écrire, il soupira et déchira lentement la feuille.
A ses coté gisaient déjà de nombreuses autres pages ,froissées, rayées, toutes abandonnées pèle mêle sur le sol .
Une nouvelle,vierge , pris  place face à lui.
Il consulta une énième fois les notes que le docteur lui avait donné.
Un abime un peu plus profond encore se creusa en lui.
Un autre soupir puis il se remit à la tâche. La page se remplit rapidement de son écriture nerveuse, mais à mi tâche il arracha la feuille , la froissa et l'envoya rageusement au loin.

-"Ah putain, fait chier ! Mais qu'elle connerie ce truc !"

Un grattement contre sa cuisse, la tête du petit chien émergea de sous la table. Il le fixait de ses yeux noir et semblait attendre quelque chose.
Il caressa sa petite tête ronde avec tendresse et le repoussa doucement.

"Pas maintenant mon vieux, faut que je finisse ça d'abord."

Le chien revint à la charge.
Il sourit, caressa ses oreille si douce, lui gratta le museau et le repoussa encore.

"Nan sérieux, faut que je finisse ça, ça me rends dingue. Après je te sors, promis.

Le chien vissa son menton sur sa cuisse et frétilla énergiquement de la queue.
Il jappa au contact rude le la main le saisissant fermement par la nuque.
L'homme souleva le spitz de terre, et dans une arabesque parfaite le balança a travers la pièce, où il finit sa course lourdement dans le vieux canapé .

"Maintenant tu me lâches ! j'ai dis tout à l'heure, merde !"

Le chien émergea avec peine des coussins. Son cœur battait à tout rompre et il tremblait comme une feuille.
D'excitation.
 Il retourna en sautillant vers l'homme pour recommencer ce jeux si amusant.
Après quelques lancé tout aussi bien réussit à divers endroit de la pièce ponctués de jurons allant crescendo dans la vulgarité, de guerre lasse l'homme finit par sortir promener son tyran familier, qui sitôt rentré le laissa seul fasse à l'angoisse de la page blanche pour aller se blottir dans son panier et dormir du sommeil du juste  chieur.

La parenthèse canine lui ayant quelque peu aéré les idées c'est avec à peine moins d'appréhension qu'il se remit a son dur labeur. Presque chaque phrase écrite était ponctué de grommellements incompréhensibles et de commentaires désagréable envers lui même , mais bon an mal an la lettre fut enfin terminée.
Il la jugea d'une platitude affligeante, digne des cartes postales qu'on le forçait a écrire a d'obscures tantes pendant les vacances , mais au moins c'était fait.
Il la relu encore et encore, hésita longtemps a la refaire une énième fois, la tritura nerveusement puis se décida enfin à la glisser dans l'enveloppe timbrée qui attendait depuis le matin.
Au moment de la glisser dans la boite de relève du courrier au bas de son immeuble sa main trembla un peu, quand il remonta les escaliers il n'était plus vraiment sur que ce soit une bonne idée au final et devant la porte de son appartement il était totalement déprimé.
Derrière la porte le petit chien l'attendait, survolté, une balle rebondissante dans la gueule.
Il sourit et se jeta comme un fauve sur l'animal ravi.
Les voisins se plaignirent encore du bruit que pouvaient faire ses gens là .







Melle Joséphine XXXXX
Centre pénitentiaire pour femme de XXXXX
Cellule XXX

Ma chère Jo'
Je t'écris cette lettre sur les conseils de notre thérapeute. Il pense qu'il est important de garder un lien permanent entre nous, donc en plus de ma visite du mardi je ferais en sorte de t'écrire un courrier au moins chaque semaine, afin dit il que tu puisse relire mes lettres si tu te sentais mal ou déprimée.
Il a déposé une demande de visite spéciale pour moi, afin de faire enfin cette séance de thérapie de couple ensemble, ce serait beaucoup plus efficace de pouvoir se dire les choses en face pour extérioriser nos ressentiments et nos rancœurs afin de repartir sur des bases assainies et efficaces.
Je ne sais pas si je suis vraiment prêt mais si tu le veux vraiment je le ferais.


Pour te donner des nouvelles de moi, le tribunal a encore rejeté ma demande. Il semblerait que le dossier psychologique que j'ai fourni n'ai pas été suffisant. Je n'abandonne pas, même si je t'avoue j'en ai marre de faire ces test médicaux. Ça va faire trois ans maintenant et les résultats sont toujours les mêmes.
Ton avocat a bien insisté sur le fait que tant que je n'ai pu faire modifier mon statut légal il ne peu pas demander la révision de ton jugement et la diminution de ta peine, et que mon témoignage en ta faveur ne compte pas,  je reste une pièce à charge . Alors je m'accroche ,mais je me fait débouter de plus en plus vite, et certains médecins refusent même de refaire les analyses et les tests.


Je ne peux rien te promettre mais je suis sur qu'on va bien finir par trouver une solution.


Je t'embrasse,
Oz

2 commentaires:

Laure. a dit…

Joliment écrit... Je me réjouis de voir ce que sera ce nouveau projet !!

Sugar-Junkie a dit…

Waaaaah trop bien :D J'espérais pas en voir si tôt ! J'aime beaucoup la lettre d'Oz a sa copine, on voit bien qu'il lui en veut, mais pas trop. Et puis ce brave sac à puces est égal à lui-même.

Du bruit ? Quel bruit ? *regard torve de Juri perv' *